Le 7 août, cet acteur du BTP avait déjà réalisé un temps prometteur sur le lac salé de Bonneville (Utah) avec un premier run à 368,347 miles par h (592 km/h).
Le temps avait été chronométré par la SCTA (Southern California Timing Association) dans le cadre de la célèbre Bonneville Speed Week.
Mais, le prototype Hydromax portait de plus grandes ambitions.
20 ans après avoir battu un record de vitesse (563km/h) sur ce même lac salé avec un moteur Diesel, issu de ses engins de BTP, la firme anglaise voulait réaliser une performance en hydrogène. Et y elle est parvenue de belle manière.
Avec le même pilote, Andy Green, officier de l'armée de l'air britannique, JCB a atteint 406,320 mph (653 km/h). Un record qui pulvérise les 185,5 mph (298 km/h) performés par BMW, avec son prototype H2R en France sur le circuit de Miramas. C'était en 2004.JCB fait aussi mieux que les 303mph (487 km/h) que détenait jusqu'à présent la technologie de la pile à combustible. Un détail qui a son importance. Cet acteur du BTP a en effet choisi d'aborder l'hydrogène par le prisme du moteur à combustion. Et il y a consacré un budget de 100 millions de livres. Le record a été réalisé avec deux moteurs Hydromax, les mêmes que ceux qui équipent les pelleteuses de JCB dans sa gamme.
Homologué par la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile), selon la nomenclature Category A, Group XIV - Class 7 FIA World Flying Record Start Land Speed Record, ce record est une bonne nouvelle pour la filière H2, mais aussi pour le sport auto.
Il montre que l'hydrogène a la capacité d'être très performant. "C’est une étape véritablement historique pour le sport automobile, qui montre comment l’innovation, la performance, la vitesse et la durabilité peuvent aller de pair.", commente Mohammed Ben Sulayem, Président de la FIA qui félicite au passage le Président de JCB, Lord Bamford.

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