jeudi 19 février 2026

Lucas di Grassi et Lola Cars veulent repenser la voiture de course pour l'adapter à l'électrique

Après une première introduction au projet du pilote brésilien Lucas di Grassi et de Lola Cars, voyons quelles sont les avancées proposées par rapport à ce qui existe en formule E.

Le pitch de départ était : À quoi ressemblerait une voiture de course électrique sans être contraint par les hypothèses de l’ère de la combustion ou de la FIA ?

La première décision a été de recouvrir les roues, afin d'améliorer l'aérodynamique. 

Un effet de sol optimisé

C'est un principe assez logique, qui s'applique d'ailleurs aux véhicules qui essaient de battre des records (comme dernièrement la Renault Filante). De plus, comme la Formule E n’utilise pas de changement de pneus en cours de course (contrairement à la F1), ce n'est pas un problème. Et accessoirement, cela permet de personnaliser les arches de roues. 

On remarque également l'absence d'un aileron à l'arrière. Dans une voiture de course, il sert à créer de l’appui aérodynamique. Mais, cela ajoute aussi une grande traînée. Le choix a donc été de privilégier un effet de sol. En déplaçant la génération d’appui vers le dessous du carrosserie, la voiture obtient un coefficient de traînée de 0,475 (50 % de mieux qu'une F1 et 28 % de mieux qu'une Formule E).

La DGR de Lola Cars privilégie aussi l'aérodynamique active avec un système de ventilation. L'idée est d'avoir une force centrifuge constante (les fameux G), alors qu'elle varie en principe en fonction de la vitesse (peu de G dans les virages lents, plus quand on va vite). ce choix permet de bénéficier de distances de freinage plus courtes et d'un freinage régénératif optimisé.

Pour le refroidissement, les flux d'air ne passent plus par des pontons, comme sur une monoplace classique, mais par une entrée unique. Cette entrée d'air juste au-dessus du pilote permet de venir dissiper la chaleur.

Une batterie modulaire

Au niveau de l'aménagement, di Grassi imagine une batterie modulaire, avec 4 modules répartis autour du pilote, de façon à avoir un centre de gravité ultra-bas et un poids mieux réparti. En fonction du format de la course, par exemple un mode qualif', deux modules pourraient être retirés pour alléger la voiture et aller encore plus vite.

Tous ces calculs, réalisés par la simulation, ont ensuite été analysés par Lola Cars. Il en résulte qu'une monoplace de ce type pourrait battre une F1 de 4,5 s (et même de 11 secondes (!) avec moins de modules de batteries et tout l'appui aéro.

Dans un prochain post, on abordera les changements que cela pourrait apporter en matière de spectacle sur circuit. 

#Lolacars #FormulaE #technologie #électrique #sportauto

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire