vendredi 16 octobre 2026

Porsche Mission S et Tesla roadster : une approche différente de la voiture de sport

Direction les Etats-Unis où Porsche AG et Tesla avaient choisi de révéler le même jour un nouveau véhicule. 

Celui qui a le plus marqué les esprits est le roadster de la marque américaine, car il est capable de voler momentanément grâce à des propulseurs développés par SpaceX. 

Au niveau de la com’, il n’y a pas photo. Un roadster électrique qui accélère de 0 à 100 km/h en moins d’une seconde et qui est capable de faire un looping au-dessus de 4 voitures et d’un camion, ça fait de belles images pour la télé. 

Après, on peut se demander à quoi ça sert, vu que le véhicule dans cette configuration ne sera jamais homologuée pour la route. 

Cela pose d’ailleurs des questions de sécurité. Où sera-t-il possible de jouer à James Bond ? Sur un circuit ? Certainement pas sur le parking d’un Leclerc… Et si le looping se termine mal, Tesla rejettera-t-il la responsabilité sur le propriétaire ? 

La version rocket ne sera diffusée que sur invitation. Le propos était de créer un effet whaou pour mieux faire passer la pilule. Il faudra attendre deux ans de plus pour rouler en roadster, ce qui ne fera jamais que 9 ans de retard (comme pour le camion Semi). Et la version de base accélèrera de 0 à 100 km/h en 1,6 s pour une vitesse de pointe de 370 km/h. Des performances que les Chinois vont très vite balayer à mon avis, BYD avec sa marque Yangwang étant déjà capable de frôler les 500 km/h.

Pendant ce temps, et en plein jour, Porsche avait choisi de dévoiler à New-York, et de façon plus conventionnelle, la Mission S. 

Absente du Mondial de l’Auto - Paris, la marque allemande a souhaité montrer comment elle se recentrait sur la voiture de sport. Il faut voir la Mission S comme une plateforme, annonçant l’arrivée d’un modèle au-dessus de la 911, sans être pour autant une hypercar unique. En ce qui concerne le design, la Porsche soutient la comparaison avec la Tesla, dont les formes ont évolué depuis la version de 2017. Les puristes y reconnaîtront des emprunts à la 911, à la GT1 et à la 959.

Au niveau des performances, rien n’a filtré (100 % thermique ou hybride ?). On sait simplement que ce sera une super sportive à moteur central. 

Et la différence viendra de l’intérieur, avec une ergonomie entièrement centrée sur le conducteur, et proposant à la fois des commandes et affichages analogiques et numériques. L’architecture de l’habitacle s’inspire de modèles comme la 550 Spyder et la 356. Au passage, Porsche inaugure des solutions techniques comme une boucle de ceinture de sécurité intégrée dans la console centrale, des commandes « push-pull », permettant d’accéder directement à diverses fonctions de confort et de conduite, ou encore un système escamotable pour smartphone.

Bref, il y a d’un côté du buzz et de l’autre une approche plus rigoureuse de la voiture de sport. 


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