Il y a eu de l'intensité dans les courses, ainsi que des incidents qui ont permis de montrer que l'hydrogène peut être utilisé dans une compétition sportive.
Certes, le format était réduit avec 8 voitures et un championnat étalé sur trois jours. Mais il a servi de preuve de concept.
La pile à combustible d'origine française* a encaissé sans broncher jusqu'à 17 G sur des sauts dans les dunes. Les voitures ont roulé plus de 500 km sur un terrain difficile, alors que la température était de 40 degrés. Et l'un des buggys s'est retourné, sans provoquer d'incendie.
"Il n'y a eu aucun problème technique", se félicite Mark Grain, qui est le directeur technique d'Extreme H. Avant de venir à cette catégorie, il a travaillé aussi en F1, en IndyCar, en Extreme E ainsi qu'en endurance aux 24 H du Mans. Et justement, c'est rare qu'une nouvelle technologie passe avec succès le baptême du feu en course.
Les buggys avaient été testés pendant 3 000 km avant de prendre le départ. Et ils sont équipés des mêmes dispositifs de sécurité que sur des véhicules de route à l'hydrogène. "Nous n'avons eu aucun problème de sécurité", insiste Mark Grain. "Et un véhicule de route ne connaîtra jamais plus de 10 % de ce qu'ont subi les buggys d'Extreme H".
Pour démarrer, le championnat a choisi la pile à combustible et l'hydrogène gazeux. Mais il devrait évoluer vers d'autres solutions avec le moteur à combustion et l'hydrogène liquide.
Le fait est que Extreme H devrait garder sa base en Arabie Saoudite. Les organisateurs ont renforcé leur partenariat avec Saudi Motor Company. Il s'agit de la plateforme unique qui gère déjà la Formule 1, la Formule E, le Dakar et le WRC (plus le championnat GT).
Dans ce pays, le championnat FIA Extreme H est perçu comme une vitrine de l'innovation. Et justement l'Arabie Saoudite entend jouer un rôle, en tant que que hub des sports mécaniques dans le Golfe, mais aussi en tant que promoteur d'un sport auto plus durable.
*Elle vient de chez Symbio

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