vendredi 3 avril 2026

Lola remet au goût du jour une voiture de course iconique avec des matériaux bio

Mais qu'est-ce qui me prend de parler de voitures propulsées par un moteur V8 ? A priori, rien à voir avec un site qui prétend traiter du sport auto durable. Et pourtant...

Chez Lola Cars, la renaissance de la T70 (à seulement 16 exemplaires), qui fut une voiture mythique des années 60 en endurance (elle a couru et a gagné aux 24 h de Daytona) se fait avec des matériaux d'aujourd'hui et avec une empreinte carbone réduite. 

Certes, la voiture conserve un moteur V8 d'origine Chevrolet. Celui-ci développe 530 ch dans la version compétition (70 S avec une cylindrée de 5 l) et 500 ch pour le modèle capable d'aller sur la route (70 GT avec une cylindrée de 6,2 l). Le 0 à 100 km/h est abattu en moins de 3 secondes (2,5 pour la version piste).

Mais d'un autre côté, Lola Cars propose une voiture de sport bio, grâce au LCNS (Lola Natural Composite System).

Il s'agit d'une combinaison unique de fibres végétales et de basalte*, avec un système de résine entièrement renouvelable dérivé des déchets de transformation de la canne à sucre. Tout cela permet d'aboutir à une carrosserie révolutionnaire 100 % naturelle. 

Une réduction de l'empreinte carbone

La solution, en instance de brevet, permet non seulement une réduction significative de l’impact environnemental, mais aussi une résistance à la traction et une rigidité supérieures à celles des composites traditionnels. 

Au-delà de cette trouvaille, la 70S affiche un bilan CO2 réduit d’environ 54 % par rapport aux références de fabrication conventionnelle. L'auto intègre certains composants, comme des pièces en alliage de magnésium, montrant des réductions allant jusqu’à 80 %.

De plus, le magnésium utilisé dans la T70S est extrait de l’eau de mer par électrolyse solaire, ce qui évite de passer par l’exploitation minière et du raffinage, gourmands en énergie.

Il faut préciser que Lola Cars est un grand nom de la compétition, né en 1958. La société a été relancée en 2022. Basée à Silverstone, au cœur de la Motorsport Valley, elle se veut aujourd'hui une société d'innovation. A partir des brevets issus du sport automobile, Lola développe des matériaux durables, des motorisations alternatives et des solutions d’ingénierie avancées. 

La structure planche par exemple avec le pilote Luca di Grassi sur la monoplace électrique du futur (la DGR-Lola). Une collaboration qui permet de prolonger son engagement avec Yamaha dans le championnat de Formule E.

*une roche magmatique volcanique issue d'un magma refroidi rapidement 

#Lolacars #technologie #sportauto

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