jeudi 26 mars 2026

Quand Renault partageait sa vision de la Formule 1 de 2027

Alors que certains pilotes critiquent encore les nouvelles règles de la F1 en 2026, je voudrais rappeler que Renault avait essayé d'imaginer en 2017 ce que pourrait être la monoplace du futur. 

Et justement, le constructeur français avait anticipé une plus grande part laissée à l'électrification. 

C'était lors du salon de Shanghaï. A une époque où les constructeurs occidentaux jouaient encore un rôle important, et avant que l'industrie ne soit forcée d'aller vers l'électrique, la marque au losange dévoile sous forme de concept-car sa vision de la Formule 1 en 2027. 

Un pilote plus visible

A plus d’un titre, le concept-car RS 2027 Vision était novateur, en particulier pour son style. La monoplace était en effet recouverte d’une verrière transparente en polycarbonate, réalisée sur mesure. Et le constructeur français allait encore plus loin en imaginant un casque transparent, laissant apparaître le visage du pilote et ses réactions. 

Grâce à des éclairage LED actifs, il devenait possible de donner la position du pilote, ainsi que la réserve d’énergie à bord. Ce que le public ne voit en général que sur une retransmission à la télé ou en streaming, ainsi que sur les écrans. Et pour une meilleure communication avec les fans, Renault imaginait aussi plus de données à partager sur la télémétrie, ainsi que la possibilité de voter pour le pilote le plus méritant - via les réseaux sociaux - et de lui donner un coup de pouce par un boost de puissance dans les derniers tours. 

Plus d'électrique à bord

Renault Sport avait anticipé un futur encore hybride, avec un V6 turbo dopé par l’électrification. Ce résultat se traduisait par une puissance de 1 360 ch (1 MW) dont la moitié provenant de l’électrification avec deux unités de récupération d’énergie de 250 kW (soit, 500 kW contre 350 kW aujourd’hui). Et le tout, pour une masse contenue à 600 kg. La nouveauté venait aussi d’un mode électrique pour l’entrée et la sortie des stands ainsi que la mise en grille. Le choix avait été aussi de limiter le volume de carburant à 60 kilos pour des courses plus courtes, mais plus dynamiques. 

Avec des suspensions actives, 4 roues motrices et directrices et une aérodynamique pilotée (ce que prône également Luca di Grassi pour la monoplace électrique du futur), Renault imaginait des F1 plus efficientes. Et elles seraient aussi plus sûres, grâce à une communication entre véhicules (de façon à localiser en temps réel les autres véhicules et éviter des collisions dans la pit lane) et avec l’infrastructure (pour bénéficier des consignes de la direction de course). 

La RS 2027 Vision étrennait même une fonction de conduite autonome en cas d’incident (safety car, drapeau jaune), afin d’éviter de provoquer d’autres accidents et garantir à la fois la sécurité des pilotes et des commissaires. 

Associant des idées en provenance de la Formule 1, de la Formule E, de l’endurance et de la technologie automobile, ce concept de monoplace laissait entrevoir un futur assez excitant pour le futur de la course auto. De quoi influencer la FIA ? 

#Renault #Formula1 #technologie #hybride

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