mardi 21 juillet 2026

Endurance : Dallara et Conflux Technology planchent sur l’hydrogène liquide

D'un côté, un spécialiste des châssis et concepteur de voitures de course, issu de la Motor Valley en Italie, et de l'autre une entreprise australienne dont le fondateur, Michael Fuller, a travaillé pendant 15 ans dans le sport auto (F1, endurance, rallye) avant de breveter son propre échanger de chaleur. 

Les deux entreprises ont décidé de s’attaquer à l'hydrogène liquide, programmé en 2030 au sein du championnat WEC, et en particulier aux 24 H du Mans. 

Et c'est un défi de taille que celui de la gestion thermique à des températures cryogéniques. 

L'étude préliminaire vise à développer un échangeur de chaleur avancé, destiné à transformer l’hydrogène liquide sous forme gazeuse, pour utiliser ce carburant dans une voiture de course équipée d’un moteur à combustion interne. 

Dallara entend ainsi se positionner pour soutenir les constructeurs et les équipes de haut niveau qui veulent passer à l’hydrogène, tout en s’appuyant sur l’expertise de Conflux dans les échangeurs de chaleur à haute performance fabriqués de façon additive.

Le développement conjoint se concentre sur un évaporateur/échangeur de chaleur à hydrogène qui convertit l’hydrogène liquide cryogénique stocké dans le réservoir sous forme gazeuse au niveau des injecteurs. Son dimensionnement et sa disposition influencent fortement le choix de la pompe, la masse totale et la manière dont le système à hydrogène s’intègre aux boucles de refroidissement existantes. Ce sera l’un des éléments fondamentaux d’une architecture de propulsion à hydrogène liquide.

Les principaux défis techniques incluent la prévention du gel du liquide de refroidissement à des températures cryogéniques, car même de petites accumulations de glace peuvent bloquer les canaux et dégrader les performances, tout en intégrant le système dans un volume très restreint pour maximiser le stockage d’hydrogène. Dallara et Conflux utilisent la fabrication additive pour réaliser des géométries internes complexes, minimiser les risques de fragilisation des métaux par l’hydrogène et adapter le composant à des espaces extrêmement exigus, tout en contrôlant le poids, la performance thermique et la chute de pression. 

En abordant ces défis d’intégration et de sécurité dès le départ, Dallara vise à abaisser la barrière d’entrée pour les fabricants et équipes souhaitant adopter des concepts de moteurs à hydrogène liquide avec la contribution technique de Conflux. Cela leur évitera de partir d’une feuille blanche.

L'ambition est de démontrer un prototype compétitif alimenté à hydrogène conformément à la feuille de route de l’ACO vers 2030.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire