Après des aménagements décidés en cours de saison, et appliqués depuis le GP de Miami (lire le détail ici sur le site de la FIA), les organisateurs de la F1 veulent à nouveau changer les règles. Et il en sera de nouveau question dans le paddock ce week-end, alors que se court le GP du Canada.
Il s'agit de porter la répartition entre le moteur et la partie électrique à 60/40 %, au lieu de 50/50.
Une évolution censée faciliter la tâche des pilotes, qui auraient moins à se soucier de la gestion de l'énergie.
La démarche est soutenue par Red Bull. "Nous soutenons toute démarche que le sport souhaite entreprendre pour se rapprocher de qualifications et de courses à fond", déclare Laurent Mekies, le responsable de l'écurie (cité par Motorsport Next Gen Auto). "En tant que Red Bull Ford Powertrains, nous soutenons très certainement ce changement".
D'aucuns se demandent si ce changement n'a pas été décidé juste pour garder Max Verstappen, qui avait fait part de sa frustration par rapport au règlement de 2026 et de son envie d'aller voir ailleurs (d'où sa participation aux 24 H du Nürburgring).
Le problème est que ce changement de répartition va avoir des effets en cascade. Les motoristes doivent revoir un certain nombre de paramètres (architecture, refroidissement) et engager des dépenses. Il faut par exemple augmenter le débit en carburant et prévoir des réservoirs plus grands. A moins que... Une idée serait de réduire la distance des Grands Prix sur les circuits les plus exigeants en consommation pour maintenir la taille actuelle des réservoirs.
Pour le moment, il y a des réticences. Et certaines écuries, notamment Audi qui vient d'arriver, préfèreraient attendre 2028.
Une fois de plus, la F1 devient très politique alors qu'elle avait une opportunité de montrer qu'elle savait s'adapter à un contexte qui exige plus d'exemplarité de la part du sport auto.

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