jeudi 5 mars 2026

Doutes de l'industrie auto sur l'électrique : quel impact sur la compétition ?

Il m'a été donné de participer à une réunion du GPSM (Groupement Professionnel des Sports Mécaniques), que préside Jean-Pierre Mougin. 

Cet organisme a mis en place dès 2023 un Observatoire des Energies Nouvelles pour analyser et accompagner la transition énergétique dans les sports mécaniques. 

Alors, comment les choses se présentent-elles en 2026 ?

Les plans pour l'électrique décalés

Il est clair que la stratégie des constructeurs automobiles, ou plutôt leur évolution, a un impact sur les filières. Si l'on prend le cas de l'électrique, on voit bien que la plupart des marques ont décalé leur plans en raison d'une demande moindre que prévu. C'est d'ailleurs l'une des raisons qu'avance Alpine pour justifier l'arrêt de ses projets sur le site de Viry-Châtillon.

Certes, la marque au A fléché a sorti une A290 de rallye, avec un trophée dédié (litre notre article) et un calendrier de 6 manches en 2026. Mais son avenir est-il garanti pour autant ? Le fait est qu'Opel continue de porter un championnat de rallye électrique international (ADAC Opel GSE Rally Cup). Le groupe Stellantis a aussi introduit une Lancia Ypsilon HF électrique et Peugeot pourrait être tenté de faire courir sa e-208 GTi.  

L'hybride est ce qui marche le mieux

En dehors de la Coupe de monde Eco-Rally de la FIA, et en attendant un championnat international de kart électrique, c'est surtout la Formule E qui porte les espoirs de filière électrique. Mais depuis 2014, il n'y a pas eu de catégories créés en dessous, à l'image de la F3 et de la F2 pour accéder à la F1. Il n'y a pas par exemple de Formule E Academy.

Paradoxalement, c'est la F1 qui s'électrifie encore plus avec de nouvelles règles qui entrent en vigueur dès ce week-end en Australie. Une petite révolution qui semble d'ailleurs susciter quelques craintes.

S'agissant de l'hydrogène, Renault et Stellantis ont certes baissé les bras dans l'industrie auto. Mais ce n'est absolument pas le cas de Toyota et de Hyundai. Et BMW arrive bientôt. L'Automobile Club de l'Ouest continue pour sa part de pousser son projet de catégorie hydrogène dans le cadre du WEC et aux 24 H du Mans. L'objectif affiché est 2028, avec potentiellement Toyota et Ligier Automotive. 

Par ailleurs, le championnat Extreme H avec des buggys à hydrogène va revenir en 2026.

Finalement, c'est la technologie hybride qui semble faire consensus. C'est la raison pour laquelle on retrouve les plus grands constructeurs en F1 (Alpine, Audi, Aston Martin, Cadillac, Ferrari, Ford, Honda, McLaren, Mercedes), et encore plus en endurance WEC dans la catégorie Hypercar (Alpine, Aston Martin, BMW, Cadillac, Ferrari, Genesis, Peugeot, Toyota).

*Ce groupement compte plus de 200 adhérents, soit 90 % de l’activité du secteur. C’est l’unique organisation qui réunit l’ensemble des acteurs de la filière des sports Mécaniques : les circuits en asphalte (loisir et compétition) et pour le cross, les pistes de karting, les circuits de motocross et Super motard), les centres d’essais industriels, les écoles de pilotage auto et moto, mais aussi les constructeurs, préparateurs, équipementiers, organisateurs et promoteurs. 

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