On peut retenir que Porsche veut rester la référence.
"Nous sommes synonymes de voitures de sport d'une qualité irréprochable, que l'on a envie de conduire soi-même, qui procurent du plaisir et qui sont synonymes de performance et de passion. Et tout cela, quel que soit le type de motorisation", a lancé Michael Leiters, le patron de la marque.
Ce dernier connaît bien le secteur de la voiture de sport pour être passé par Ferrari et McLaren avant de revenir chez Porsche. Et la stratégie va être d'écouter les souhaits des clients, pas seulement ceux des régulateurs.
Le choix en fonction des marchés
Concrètement, cela veut dire que la filiale de Volkswagen va équilibrer son offre entre le moteur thermique à hautes performances, l'hybridation et l'électrique.
Dans ce dernier domaine, Porsche a été un pionnier avec la Taycan (une voiture que j'adore), la première sportive avec une batterie de 800 volts, mais le marché n'a pas été à la hauteur des espérances. La gamme comprend également le Macan et la nouvelle Cayenne, dont des éléments sont inspirées par la Formule E (un championnat dans lequel le constructeur est engagé). Il n'est pas question pour Porsche de s'aligner dans une guerre de prix face aux chinois, ni de multiplier les lancements.
Le parti pris est celui d'ajuster le plan produit dans l'électrique, en fonction de la demande et des marchés, et d'étendre la durée de vie des moteurs à combustion. Par exemple, c'est grâce à la technologie hybride (T-Hybrid avec deux turbos électriques) que l'iconique 911 développe une puissance de 523 kW (711 ch).
La volonté est à la fois de simplifier la gamme, avec moins de variantes, mais aussi de l'élargir avec des produits offrant plus de marge. Autrement dit, il s'agit de monter en gamme et de proposer des produits encore plus exclusifs. La marque veut devenir plus agile et continuer à proposer des voitures qui suscitent l'émotion.
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